Dans le cadre d’un cycle sur la justice fiscale, lunch-info avec Arnaud ZACHARIE, CNCD-11.11.11, et Christian SAVESTRE, POUR.presse et Attac-Bruxelles 2.

L’explosion du volume des transactions financières dont la grosse majorité est constituée d’opérations spéculatives néfastes à l’économie réelle justifie la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. Les acteurs financiers ont contré –jusqu’à présent – tous les efforts timides d’une dizaine d’États européens visant à mettre en place une telle taxe au moyen d’une coopération renforcée. Les projets discutés au niveau européen ne s’appliquent, en effet, ni aux produits dérivés, pourtant censés représenter les trois-quarts des recettes d’une taxe européenne, ni au trading à haute fréquence, qui est assuré par des logiciels répondant à des algorithmes à la nanoseconde et qui représente près de la moitié des transactions boursières européennes. Pour les ONG et les mouvements sociaux, les sommes récoltées par cette nouvelle taxe devraient financer une partie des investissements colossaux nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique. En outre, taxer la spéculation permettrait d’alléger la charge contributive des moyens et petits revenus. Ce sont, en effet, les impôts sur les revenus du travail et les taxes sur la consommation qui constituent l’essentiel des recettes publiques. Quelle stratégie ont adopté les opposants à cette taxe ? Comment relancer la mobilisation du mouvement associatif pour que le gouvernement fédéral mette ce dossier à l’avant-plan lors de la présidence belge de l’UE (1° semestre 2024) ?